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Arles

Le Tour du Monde en 80 ans - GBrisse

Visite express du centre historique d'Arles

Lors de mes premières vacances d'été à Mornas en 2013, j'ai dû me rendre près d'Arles. Ayant quelques heures à tuer avant ce rendez-vous, j'en ai bien-sûr profité pour visiter le centre historique de cette ancienne résidence impériale romaine.

Malgré le peu de temps passé à Arles, d'un bon pas j'ai pu découvrir son amphithéâtre romain appelé couramment "arènes", et à quelques pas de là son théatre antique qui a quelque peu souffert au fil du temps mais conserve aujourd'hui sa vocation de lieu de spectacles. Autour de la Place de la république se dresse l'hôtel de ville du XVIIe siècle, l'église Sainte-Anne, la Cathédrale Saint-trophisme et son cloître. Au centre de cette place, se dresse fièrement l'obélisque.

Après avoir sillonné l'histoire d'Arles au fil de ses monuments, il a fait bon me reposer un peu à l'ombre dans l'Espace Van Gogh, un ancien Hôtel-Dieu transformé en espace culturel très fleuri.

Il m'aurait fallu bien plus de temps pour découvrir les autres trésors d'Arles ! Plusieurs jours peut-être ! En effet, en raison de son important patrimoine, la cité est classée Villes et Pays d'art et d'histoire et ses monuments romains et romans sont inscrits sur la liste du Patrimoine Mondial de l'UNESCO. Arles compte aussi 86 édifices comportant au moins une protection au titre des Monuments Historiques du France, soit 23 % des monuments historiques des Bouches-du-Rhône !

Téléchargez ici le plan de ville d'Arles.

Quelques info en vrac :

Les Arènes d'Arles sont un amphithéâtre romain construit vers 80 / 90 apr. J.-C. Inspiré directement du Colisée de Rome, il pouvait accueillir 25 000 spectateurs. C'est le monument le plus important de l’ancienne colonie romaine. À la fin du VIe siècle, les arènes sont transformées en forteresse urbaine qui se dote ensuite de quatre tours et intègre plus de 200 habitations et deux chapelles. Cet amphithéâtre romain est classé Monument Historique dès 1840 et est inscrit au Patrimoine Mondial de l'UNESCO en 1981.

Le théâtre antique d'Arles a été construit entre 40 et 12 av. J.-C., juste après la fondation de la colonie romaine, devenant ainsi l'un des premiers théâtres en pierre du monde romain. Sur la centaine de colonnes qui décoraient le mur de scène, seules deux colonnes, dites "les deux veuves", subsitent. Le théâtre antique d'Arles est classé au Monuments Historiques par la liste de 1840.

L'obélisque d'Arles est situé au centre de la place de la République, devant l'hôtel de ville, l'église Saint-Trophime et l'église Sainte-Anne. Il n'a rien d'égyptien ! Il est érigé sous l'empereur Constantin, au IVe siècle, au centre de la spina du cirque romain d'Arles. Il est entièrement dépourvu d'inscriptions, même romaines. Sous Louis XIV, les consuls décident de l’ériger sur la place Royale (aujourd'hui place de la République), devant le nouvel hôtel de ville. Il sera surmonté d'un globe de bronze et d'un soleil. Ces ornements changeront au gré des époques et des régimes politiques : à la Révolution, le soleil est remplacé par un bonnet phrygien ; sous l'Empire, l'aigle remplace le bonnet ; sous Louis-Philippe, le coq chasse l'aigle, puis le soleil royal reprend sa place. En 1866, les ornements de la pointe sont définitivement retirés, et remplacés par un pyramidion de bronze.

Le blason d’Arles comporte plusieurs références historiques. Le passé romain de la cité est rappelé par l’étendard tenu par le lion en souvenir de la fondation de la colonie en 46 av. J.-C. et par l’inscription CIVitas ARELatensis évoquant l’époque de Constantin Ier qui fit d’Arles une des capitales de l’Empire. Arles deviendra un grand centre religieux aux premiers temps de la Chrétienté. Le blason de la ville a gardé le monogramme du Christ (XP) au sommet de la bannière portée par le lion. Enfin avant de perdre son autonomie en 1251, Arles s’était rapproché de Venise. Le lion d’Arles aurait donc pour origine le fameux lion de saint Marc, emblème de la Sérénissime

Blason d'Arles